Le zazen est le temps que l’on dédie à soi-même. Car on laisse continuellement apparaître et s’en aller tous les phénomènes, ainsi on apprend ce qui se joue au plus profond de nous-même. On voit les choses qui sont présentes, qui influencent fortement notre comportement, nos pensées, nos paroles. Cette prise de conscience permet le lâcher – prise, c.-à-d. de se libérer, de trouver la liberté fondamentale, originelle de l’être humain, de tout être. Cette observation montre notre ignorance, ignorance de tous ces mécanismes, de toutes ces convictions au-dessous des surfaces, mais qui déterminent ce qu’on fait, dit et pense, qui déterminent les qualités de nos relations avec les autres, avec soi-même. Cette étude qui ne consiste pas à réfléchir pendant zazen, ni à évaluer et à cataloguer, est le fondement du bouddhisme Mahayana, de tous ceux qui pratiquent le Mahayana, ceux qui sont appelés Bodhisattvas.


