Ici et maintenant, l’éternel présent
Sômon Kôdô Sawaki (1880-1965), le chant de l’éveil.
« Chaque homme est unique, tout en ayant les caractéristiques communes à tous les êtres humains. De même, l’instant présent est unique et éternel à la fois. Le lieu où je suis est unique et en même temps l’univers. C’est ainsi qu’il faut comprendre la Voie. »
L’impermanence, Mujô
Mokudô Taisen Deshimaru (1914-1982), l’Anneau de la Voie
« Dans notre vie, le malheur, la difficulté peuvent devenir bonheur, comme les feuilles mortes en automne deviennent le ferment des nouvelles pousses du printemps. En dehors de notre esprit, il n’y a ni bonheur ni malheur. Seul notre esprit en décide. Dans une vie tout à fait pauvre, nous pouvons également trouver le vrai bonheur. Toutes les existences, tous les phénomènes sont pareils à un rêve. Ils ressemblent à un fantôme, à une ombre, à une goutte d’eau, à un éclair. Tout est changeant et ne s’arrête jamais. »

L’éveil, la grande Sagesse
Poème de Kyôgen Chikan (820-898)
« Par un coup,
Par le son du caillou,
Par le son du bambou,
J’ai tout oublié. »
Kyôgen écrivit ce poème un jour où, balayant le jardin d’un ermitage dans la montagne, un caillou alla frapper un bambou. Par ce son, il s’éveilla. Il en avait alors fini avec le fonctionnement dualiste de son mental, et toutes ses complications avaient pris fin.
L’observation, Kan
Poème de Tôzan Ryôkai (807-869), le Samâdhi du miroir précieux, Hôkyô Zanmai.
« Quand vous vous regardez dans un miroir,
Forme et reflet se font face,
Vous n’êtes pas le reflet,
Mais le reflet est vous. »


